Le Dry January ne marque ni la fin de l’alcool, ni celle du vin. Il dit autre chose, de plus intéressant : nos usages évoluent.

Depuis 2020, le mouvement prend de l’ampleur. Année après année, de plus en plus de personnes tentent l’expérience. Ce qui ressemblait à un signal faible est devenu un indicateur net d’une tendance de fond : le rapport aux boissons alcoolisées se transforme.

Une décennie de bascule : moins souvent, plus consciemment

En dix ans, plusieurs dynamiques se sont installées :

  • La consommation quotidienne recule en France : la part d’adultes qui boivent de l’alcool chaque jour est passée de 10 % à 8 %.
  • À l’inverse, la consommation devient plus occasionnelle, plus choisie.
  • Les attentes se déplacent vers la qualité, le sens, et les bénéfices ressentis, autant pour le corps que pour l’esprit.

C’est une logique hédoniste bien connue… mais qui prend une nouvelle dimension : moins, mais mieux.

En 2026, un Français sur quatre fait une pause en janvier

Selon une étude YouGov pour le Huffington Post, 23 % des Français déclarent faire une pause alcool en janvier, et le chiffre grimpe à 47 % chez les 25–34 ans.

Ce décalage générationnel est révélateur :

  • Gen Z & Millennials : moins de fréquence, plus d’“événementiel”. On boit pour l’expérience : recette, goût, découverte, esthétique, nouveauté.
  • Générations plus âgées : consommation plus régulière, liée à des repères installés : rituels, convivialité, tradition.

Au fond, la question n’est plus “boire ou ne pas boire”. Elle devient : comment, quand, et pour quoi faire ?

Le Dry January au croisement du fooding et du bien-être

Ce mois de pause s’inscrit dans un mouvement plus large, très “lifestyle”, à la frontière entre alimentation et santé :

  • une volonté de rééquilibrage post-fêtes, côté food & beverage,
  • un sommeil amélioré et une sensation de mieux-être physique,
  • une clarté mentale renforcée et des journées plus productives,
  • et, paradoxalement, une curiosité gustative plus active, nourrie par la découverte de nouvelles saveurs.

Autrement dit : ce n’est pas forcément une privation. C’est souvent une exploration.

Les marques s’adaptent (et c’est un vrai terrain de jeu)

Les marques l’ont compris et accélèrent : no/low alcool, recettes plus naturelles, moins caloriques, montée en gamme, artisanat… Les spiritueux et les bières sont très visibles sur ces segments, mais le vin a lui aussi une carte forte à jouer.

Même les moments festifs changent de visage. L’émergence de soirées et clubs sans alcool (les “sober parties”) illustre une attente grandissante : pouvoir sortir, célébrer, et socialiser autrement.

Pas une parenthèse punitive, plutôt un laboratoire

Le Dry January n’est donc pas un mois “contre” l’alcool. C’est un laboratoire des nouveaux usages, porté par les consommateurs eux-mêmes.

Bien sûr, l’expérience no/low n’est pas toujours parfaite : la qualité perçue ne suit pas systématiquement les attentes. Mais l’offre progresse vite, et l’expérience produit s’améliore à mesure que les savoir-faire se développent.

Et le vin dans tout ça ? Une singularité précieuse

Dans ce contexte, la filière vin dispose d’un atout unique : un produit culturel, identitaire, sensoriel, capable de couvrir une multitude de moments et d’intentions.

Décontracté, gastronomique, convivial, festif… mais aussi low ou no : le vin peut répondre à des usages très différents. Cette polyvalence est une force, à condition de savoir la raconter, la mettre en scène, et l’aligner avec les attentes actuelles.

Le “moins mais mieux” s’installe durablement

La tendance est claire : c’est le consommateur qui donne le tempo. À nous de l’écouter et d’apporter des réponses vraiment cohérentes, désirables, et audacieuses.

En tant qu’agence de branding, nous accompagnons les acteurs de la filière viticole dans ces transformations, avec une approche positive et innovante. L’enjeu n’est pas de renier l’identité du vin, mais de faire preuve d’agilité et d’inventivité pour continuer à séduire.

Répondre aux attentes consommateurs de manière audacieuse : votre challenge, notre métier.